La galaxie d’Andromède

Hier soir, 21h30, j’installe tout mon matos dans l’observatoire.
22h30, je remballe le tout car les nuages sont là…
Voyant le brouillard se lever vers la rivière derrière chez moi, je décide de traîner un peu pour prendre quelques images d’ambiance, faute de mieux.
23h30, ciel de nouveau complètement dégagé mais mon observatoire était à la limite du brouillard, je tente quand même M31 que je voulais faire depuis un moment.
Voilà l’ambiance :
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Et M31 -26 poses de 5 minutes avec mon fidèle Canon EOS 350d défiltré :
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Premier test de la Megrez 72

Il a fallu patienter longtemps avant d’avoir un peu de beau temps.

En attendant, j’ai bricolé un support pour ma Megrez 72. Le but était de mettre la Megrez et la lunette d’autoguidage en parallèle afin d’optimiser le centre de gravité et surtout simplifier la recherche du point d’équilibre de cet ensemble.

Le principe est simple. Deux platines alu (récup) entretoisées par 4 tiges filetés M10 :

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La platine inférieure est fixée sur une queue d’aronde pour la fixation sur la monture. Cette queue d’aronde ainsi que la platine sont percées pour laisser passer la vis au pas Kodak de fixation de la lunette Megrez 72.

L’ensemble est très rigide, ce qui est rassurant.

Dès que cela fût possible, j’ai effectué des tests sur le ciel profond.

Pour commencer, M42, grand classique mais toujours aussi agréable à regarder :

Puis test sur la Rosette qui se prête particulièrement bien à une lunette grand champ :

Bilan : tout fonctionne à merveille. La Megrez 72 associée à son réducteur /correcteur Flattener III est satisfaisant. Seul bémol, mon Canon EOS 350d défiltré commence à fatiguer.
Mais tant que ça marche…

 

Quelques amas globulaires…

Le ciel cette nuit du 25/05/2014 était clair mais très humide…. Vu la météo de ces derniers jours, pas étonnant.
Avec un seeing toujours aussi mauvais, j’ai donc shooté un amas globulaire très sympa : M5

Ensuite, j’ai essayé de prendre un autre amas, plus faible : M14

Malheureusement, le ciel s’est voilé rapidement et je n’ai pas pris beaucoup de poses. Vu le résultat, c’est un objet à refaire la prochaine fois…

Messier 3

Enfin un ciel dégagé… Mais avec une lune qui devient de plus en plus présente, dommage pour le ciel profond.
J’ai pris cette image du Messier 3, dans la constellation des Chiens de Chasse.
M3 est superbe au télescope, presque autant que M13. Il est par contre un peu plus dur à repérer que M13 mais on peut le deviner avec une simple paire de jumelles (10×50 par exemple).
Pour cette image, j’ai pris 25 images de 2 minutes à 800 iso Raw, 5 darks, 5 Plu et 5 offset. J’ai traité le tout sous Iris, fignolé sous Photoshop et fini sous Fistwork.
L’autoguidage à 2350mm de focale n’est pas aisé sur une simple EQ6. A voir plus tard comment améliorer tout ça…

Une supernova dans M82

Malgré cette météo déplorable, j’ai quand même eu une image de la supernova de M82.
Cette image a été prise le 27/01/2014, avec un Celestron C9 et son réducteur 6.3 sur une EQ6 et un canon EOS350d défiltré.
Seulement 4 images de 4 minutes et quelques unes d’1.5 minutes pour cause de nuages incessants.
Traitement sous Iris et Photoshop.
Un peu de vent mais énormément d’humidité. Pas facile en ce moment d’avoir un peu de ciel propice.

Et celle du 02 février :

Le ciel profond

Nébuleuse, galaxie, amas ouvert, amas globulaire… Le ciel profond est d’une extrême richesse.

Ces objets étant souvent « faibles », il faut poser longtemps pour avoir des détails. Or, plus vous poser longtemps, plus le bruit du capteur est présent. La solution est donc de cumuler les poses du même objet. Puis, on réalise plusieurs images avec les même paramètres avec le bouchon sur le télescope. On a alors une image du bruit seul. On a donc une image avec la galaxie + le bruit et une image avec le bruit seul. On soustrait donc (galaxie + bruit) – bruit = galaxie seule. Cette image du bruit seul s’appelle le dark. D’autres images comme le PLU (plage de lumière uniforme) et offset (signal électronique du capteur) sont aussi à prendre en compte pour optimiser votre image finale.

Pour poser longtemps avec son télescope ou lunette, il faut aussi avoir une monture qui le permet. Or, une monture étant un système mécanique, elle engendre forcément des défauts liés à la qualité de sa fabrication, plus particulièrement au niveau de son système entrainement roue et vis sans fin.Pour palier à cela, on va faire de l’autoguidage. Une caméra positionnée derrière une lunette guide en parallèle de votre télescope, va recueillir l’information de la dérive de l’étoile lors du suivi. Cette information va être traitée par un logiciel d’autoguidage qui enverra les paramètres de correction à la monture pour compenser cette dérive.

Dernière petit info. L’appareil photo numérique classique possède un filtre devant le capteur. Ce filtre permet d’avoir des images de tous les jours correctes. Malheureusement, ce filtre coupe une partie du signal émis par les nébuleuses.

Il faut donc supprimer ce filtre si l’on veut faire des images du ciel profond. C’est ce que l’on appelle un appareil photo défiltré.